Chanson

Madame Raymonde -

Un sacré personnage, Madame Raymonde !

Talons hauts, robe ajustée, élégant collier de perles et rouge à lèvre un peu trop forcé, elle semble tout droit sortie d’un film de Marcel Carné.

Le personnage de Madame Raymonde incarné par Denis D’Arcangelo a de la gouaille et du panache. Sur scène, elle parle beaucoup, se joue des spectateurs mais avec tant de tendresse qu’elle crée avec eux une complicité émouvante. Mais attention, ne croyez pas qu’elle mâche ses mots ! Madame Raymonde nous entraîne dans un tour de chant populaire où, accompagnée de Sébastien Mesnil, son inséparable accordéoniste, elle interprète un joli répertoire tour à tour osé et tendre, souvent drôle, parfois poignant.

Pleine de vie et de caractère, cette fille spirituelle d’Arletty s’abandonne quelquefois à la nostalgie et aux souvenirs émus, mais c’est pour mieux nous faire rire aux larmes. Son bon sens et son humour ont déjà séduit un public nombreux, qui ne se lasse pas de retrouver un personnage unique, de ceux qu’on regrette de ne pas croiser plus souvent.

… et si vous préférez l’histoire de l’histoire :

En 1988, Philippe Bilheur et Denis D’Arcangelo rencontrent Arletty, dont ils sont grands admirateurs, et partent jouer dans la rue, dont ils sont passionnés aussi, avec un orgue de barbarie… De ces deux passions naît en 1989 un personnage très inspiré du rôle d’Arletty dans « Hôtel du Nord », Madame Raymonde…

L’imitation faisant petit à petit place à la création, Philippe Bilheur écrira les dialogues de trois pièces pour la rue mettant en scène le personnage qu’incarne Denis D’Arcangelo, et puis ils co-écrivent enfin un premier récital de chansons réalistes, porté haut la main par la « Diva du Petit Monde » sur les planches des théâtres. Le succès est au rendez-vous, et au fur et à mesure des nouvelles versions de son tour de chant, Madame Raymonde continue aujourd’hui de séduire et émouvoir un large public.

Denis D’Arcangelo

Ses premiers pas, Denis D’Arcangelo les fait au Bateau Ivre à Paris avec Virginie Lemoine en 1986.

En 1990, le personnage de Madame Raymonde est créé dans un spectacle de rue de la compagnie du Tapis Franc. Zone Libre sera le premier épisode de la saga. Deux ans plus tard, Denis D’Arcangelo tourne Les Nuits fauves de Cyril Collard. Il y tient le rôle du chanteur réaliste. Denis participera à plusieurs autres longs métrages. Citons Oranges et Pamplemousses de Martial Fourgeron (1997), Nos Vies Heureuses de Jacques Maillot (1998), Arnaques, Fictions et Cinéma de Jean-François Ferrillon (2000).

Denis D’Arcangelo a tenu le rôle titre du Cabaret des Hommes perdus, qui a été largement récompensé : Marius du Meilleur Musical (catégorie théâtre), Molière de l’Auteur Francophone Vivant, Molière du Théâtre Musical, Nomination au Molière du Metteur en Scène, Prix d'Interprétation au Festival d'Anjou. En 2010, il tient le rôle de Préciosa dans La Nuit d’Elliot Fall de Vincent Daenen et Thierry Boulanger, qui a été nominé au Molière du Théâtre Musical. En 2011, il apparaît à l’opéra, avec le rôle de Mélénas / Bacchis dans La Belle Hélène d’Offenbach, mis en scène par Shirley et Dino à l’Opéra National de Montpellier, repris à l’Opéra Royal de Wallonie à Liège en 2012. Cette même année, il crée le spectacle les 2G aux côtés de Jean-Luc Révol, au théâtre du Balcon, au Festival d’Avignon et au Théâtre du Petit Saint Martin à Paris. Il tient également le rôle de Solange Lafitte dans l’opéra Follies de Stephen Sondheim et James Goldman en 2013 à l’Opéra de Toulon. En 2013 également, il joue le rôle de Dark dans El Tigre d’Alfredo Arias et Bruno Coulais au Théâtre du Rond-Point.

Entre temps, la saga Madame Raymonde continue. De nouveaux épisodes du spectacle de rue sont présentés : 1936 : Madame Raymonde se paie des congés (1992), Madame Raymonde Chef de gang (1995). Enfin en 1999, le tour de chant de la ‹ Diva du Petit Monde › est créé, puis sera renouvelé (Madame Raymonde en 2006, Madame Raymonde revient en 2008, Madame Raymonde exagère en 2009, Madame Raymonde : mes plus grands succès en 2011).

Pendant toutes ces années, le personnage de Madame Raymonde s’est étoffé et enrichi. Denis D’Arcangelo l’épouse à merveille, accompagnée de son inséparable zèbre, Sébastien Mesnil à l’accordéon.

Sébastien Mesnil

L’accordéoniste de Raymonde, celui à qui elle se confie volontiers, c’est le Zèbre – Sébastien Mesnil pour l’administration française. Comme son nom l’indique, le pedigree de notre accordéoniste est quelque peu bigarré : études d’accordéon diatonique et chromatique, bien sûr, mais aussi de chant, de percussions, de musicologie... de biologie et de clown. Bref, le Zèbre a tous les talents, des talents qui lui ont valu d’être invité dans de nombreux spectacles et par de nombreux artistes.

La rencontre avec Madame Raymonde a lieu en 2001, au Festival Off d’Avignon, pour le premier spectacle de la grande dame. Depuis, ils ne sont plus quittés. Ce qui n’empêche nullement le Zèbre d’aller promener ses sabots ailleurs, comme accompagnateur, arrangeur et également compositeur. Il a ainsi créé lui-même la musique de divers spectacles : citons Les petites chemises de nuit (mise en scène de Michel Buzat) au Théâtre de la Passerelle à Limoges en 2002 ; Ce père que j’aimais malgré tout sur le texte de Franck Ribaul ; Gösta Berling d’après l’oeuvre de Selma Lagerlöf, en 2004 ; ou enfin Ange Philippe Léotard d’après l’œuvre de Philippe Léotard dans une mise en scène de Michel Bruzat, encore une fois au Théâtre de la Passerelle à Limoges.

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